Ce que les corpus de production orale ne peuvent montrer : apports de l'oculométrie (eye-tracking) dans la recherche sur le bilinguisme et sur la dysphasie
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Comment citer

Tribushinina, E. (1). Ce que les corpus de production orale ne peuvent montrer : apports de l’oculométrie (eye-tracking) dans la recherche sur le bilinguisme et sur la dysphasie. Cahiers Du Centre De Linguistique Et Des Sciences Du Langage, (45), 161-196. Consulté à l’adresse https://edipub-unil.ch/index.php/clsl/article/view/515

Résumé

Nous commencerons par revenir sur le point soulevé par Steven GILLIS dans sa conférence, à savoir que dans la recherche sur l'acquisition du langage par l'enfant, on examine fréquemment le langage spontané, c'est-à-dire des corpus.
Mirjam ERNESTUS (voir page 65) a montré la nécessité d'indices convergents. Si l’étude de corpus nous apprend quelque chose, elle doit nécessairement être complétée par des recherches sur la compréhension, par exemple, et par une approche expérimentale.
Dans cette contribution nous présenterons deux études de cas portant sur un matériel linguistique précis, russe en l'occurrence, qui montrent ce qui peut se passer quand on utilise uniquement des données de corpus – c'est-à-dire à l'instar de 99% des études qui s'intéressent aux différences entre populations bilingues et populations atteintes de dysphasie. Nous montrerons ce qui arrive lorsqu'on n'utilise que ce type de données et à quelles conclusions erronées on risque de parvenir.

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